Accueil Date de création : 04/07/07 Dernière mise à jour : 19/01/12 14:16 / 267 articles publiés

Chronique d’un entretien préalable  (Merci patron) posté le jeudi 19 janvier 2012 14:15

Blog de dommage :DOMMAGE !, Chronique d’un entretien préalable

 

9H52 TGV ! Elle a réussi à me dégoter un billet aller-et- retour en seconde au prix d’un voyage en première. Telle que je la connais, ça à même dû lui faire plaisir. {#} ! D’habitude, je fais l’inverse…

10H10 j’entame le 3è chapitre d’un roman prometteur « les démons de Paris » … Pour l’instant, je me régale. Je vais les affronter dans quelques heures mes démons de Paris.  J’y vais à 320 Km/h. Je suis déjà dans l’ambiance, ma voisine a l’air vachement sympa. Sûr qu’elle a même dû sourire un jour, au 18è siècle.

11H50, après un passage éclair dans des toilettes en phase de décomposition, vivement le progrès, quand on sera propres, je vais faire la queue voiture 14, au bar. Ah non,  pardon, au restaurant gastronomique (je viens de consulter la carte avec les prix).

12H 20 …. Mmmnn… l’était bon mon yaourt à trois euros.

12H45 Paris Gare de Lyon. Pousse-toi avec ta valise à roulettes toi ! Tu vois pas que tu retardes les gens honnêtes qui se rendent à des entretiens préalables ?? Je suis tendue là, non ?

12H50 Pont d’Austerlitz sous un ciel bleu. Récréation de la journée. Vue sur Notre Dame, la Seine, les quais… souvenirs, nostalgie, rides, antirides, compte en banque, budget, révélation : ils mettent moins de café dans les dosettes,  j’en suis sûre. Escroquerie, monde cruel, licenciement, chômage.
C’est fou le nombre d’idées qui traversent un cerveau quand on traverse un pont.

12H57 Sara (c’est le petit nom du train) RER C, direction St Quentin-fin-du-monde-en-Yvelines. Je descends à la mille cent septième station. Mon chef se déplacera même pas, n’écoutant que son courage, il a pris sa demi-journée…

13H08 Vais-je la jouer en finesse ? Entamer la conversation par … « Alors comme ça ils m’envoient les sous-fifres ? Il a pas pris la peine de se déplacer l’autre face de Carême ? Il est allé se faire greffer des c … ? »….  Bof, j’hésite. Restons factuels. Mais c’est factuel ! Il a peur le gnome, c’est pour ça qu’il envoie l’assistante RH.  Je fulmine. Il va falloir que je me calme

13H25 Issy Val de Seine… Bouygues, Safran, Orange. C’est beau le CAC 40 ! Tiens, un nouveau bâtiment ! Magnifique. On dirait une Montgolfière…

13H30 Qu’est-ce qu’on va devenir ?

13H40 Versailles-Chantiers, puis  son magnifique château, au loin. La campagne, la forêt, les arbres, majestueux, des sous-bois, une cabane en bois, une cabane en tôle, une autre, une … dame devant, qui … qui … habite là ! Et puis une autre encore. Bon sang, un bidonville ! C’est comme ça que ça s’appelle...

13H45 St Quentin, tout le monde descend. Sur le quai une pub dit « J’aime ma banque ». Bah non moi  j’aime pas ma banque, je la hais. Et puis je hais les autres aussi. C’est con comme pub…

13H47 Trois kilomètres à pied.  Ça use. Est-ce qu’on a idée de faire un siège social à trois kilomètres de la gare ?

14H05 je suis en avance, j’ai un badge « visiteur » Devrais-je en déduire quelque chose ?

14H10 Café, on y va, elle m’attend au bout du couloir. Tant mieux, qu’on en finisse, Un jour j’écrirai toute cette histoire. Elle s’appellera « la conspiration contre moi »

 

A suivre …

 

Dom

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La vérité aux gens  (C'est plus possible !!) posté le lundi 16 janvier 2012 12:47

Blog de dommage :DOMMAGE !, La vérité aux gens

La mécanique était parfaite, le discours bien huilé. Comme un symbole, l’annonce que l’on attendait depuis des semaines avait été faite un vendredi 13 et elle résonnait encore comme un coup de tonnerre. La note du pays avait été dégradée.

Depuis, les politiques se succédaient aux antennes des radios périphériques et y déversaient goutte à goutte les arguments prémâchés, concoctés à l’avance à l’Elysée par les visiteurs du soir. Le mot d’ordre était le suivant : TINA ! Décidément, Margaret avait tout compris avant tout le monde. Dès les années 80, elle avait réussi à convaincre le plus grand nombre que la marche forcée vers le libéralisme justifiait tous les renoncements. 30 ans plus tard Il fallait absolument enfoncer le clou. TINA : There Is No Alternative, comprenez « Il n’y a pas d’autre solution ». Les phrases clés, celles qui marquent les esprits, martelées heure par heure par les ministres, les députés, les « experts », au garde à vous, le doigt sur la couture du pantalon. Coûte que coûte il fallait convaincre expliquer, « éduquer » le peuple. L’idée était simple, mais imparable. Faire peur, culpabiliser, pour mobiliser et faire accepter comme inéluctables, voire souhaitables les réformes.

Du grand art ! Une bonne partie de l’opinion elle-même était prête à appeler à tous les « sacrifices ». Les braves gens étaient souvent les premiers à dire que « nous vivions au dessus de nos moyens depuis 30 ans », qu’il fallait « se retrousser les manches », « faire des efforts » … Des sacrifices ! Le mot était même prononcé de plus en plus souvent par les journalistes. D’autres, à grand renfort de « spécialistes », « d’ économistes » (Toujours les mêmes) nous conviaient à des grands messes télévisées pour faire de la « pédagogie », nous expliquer la crise et instiller dans nos esprits apeurés l’idée sans retour qu’ils nous fallait faire plus d’ efforts, qu’on n’avait pas le choix… pire, que c’était la survie de notre « modèle social » qui en dépendait. La peur est mauvaise conseillère, et comment ne pas croire celui qui se présente en uniforme de pompier lorsque votre maison brule ? Une tactique à la fois géniale et perverse !! Vous voulez sauvez votre maison ? Alors laissez-nous la détruire par petits bouts ! Imparable… Ceux qui détruisaient notre modèle de société pour s’en emparer étaient aussi ceux qui avaient su se rendre crédibles et légitimes aux yeux des patients agonisants que nous étions tous devenus. Bref, ils avaient enfilé la blouse verte du chirurgien qui, la mine grave et déterminée, vient nous annoncer que pour nous sauver la vie, il faut nous couper la jambe… Amputer pour mieux sauver. Telle aurait pu être la devise, le mot d’ordre général du libéralisme. Il y avait bien ça et là quelques voix discordantes, des Economistes Atterrés, des journalistes hors système, mais ces gens là ne bénéficiaient que de l’attention d’une maigre population de convertis, moqués par le plus grand nombre, traités de naïfs, de doux rêveurs, et, insulte suprème, de communistes ! Et c’en était fini du débat. Pourtant nous étions quelques-uns à savoir qu’il faudrait désormais déployer beaucoup de courage, de persuasion pour réveiller les opinions, écarquiller les consciences. Le « système » fonctionnait ainsi dans la plus grande indifférence.

L’argent, au centre de tout, n’était plus émis que pas les banques, et les Etats s’étaient eux-mêmes interdits de battre monnaie, se condamnant à des emprunts de plus en plus chers sur des marchés financiers de plus en plus assoiffés de taux d’intérêts. Les banquiers finançaient les campagnes électorales de marionnettes et mettaient à leur disposition tous les organes de presse et de propagande, journaux, radios, TV pour qu’ils répètent en boucle les discours lénifiants qui allaient les faire élire…pour servir ensuite les intérêts de leurs généreux sponsors.

L’Etat était devenu ringard, impuissant à fournir des solutions. Bientôt nous n’aurions plus le choix que de l’abandonner totalement, pour confier aux banques et à leurs filiales les « marchés orphelins» en toute légitimité… La santé, la sécurité, l’éducation, la défense, peut être un jour la justice ne devaient plus être un monopole d’Etat. Ils devaient devenir des monopoles privés. Pour cela, il fallait « tailler dans les dépenses », réduire l’accès au soin, les possibilités d’arrêt maladie. Ne plus s’occuper des malades condamnés, réduire les retraites, repousser l’âge de départ au delà des 70 ans, cesser de rembourser les médicaments, revenir sur les indemnités accordées aux chômeurs… Mais il fallait le faire petit à petit, créer les conditions d’acceptation en expliquant tous les jours qu’on n’avait « pas le choix », qu’il fallait reconquérir le triple A, regagner la « confiance des marchés », et faire plus d’efforts, plus de sacrifices. Déjà un ministre venait de remettre en question la cinquième semaine de congés payés. Des voix venues du peuple lui-même assuraient qu’il avait raison.

Ailleurs en Europe, Le Portugal sombrait, la Grèce s’enfonçait dans les ténèbres, nous offrant l’image réaliste et cruelle de ce qui nous attendait deux, trois ans plus tard peut être … Mais il ne fallait pas en parler, ne rien montrer à la télévision. Au contraire, il fallait « dire la vérité aux gens », faire de la « pédagogie », encore et toujours. La finance plaçait ses pions dans toute l’Europe, intronisant à la tête des Etats de nouveaux spécialistes. En France, dans un simulacre de démocratie, l’élection présidentielle approchait.

Comme des millions d’autres, je venais de perdre mon emploi, sans grand espoir d’en trouver un autre. J’espérais que quelqu’un quelque part, ouvre les yeux …

Dom

 

 

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Va bosser fainéant  (Mauvaises fois) posté le lundi 19 décembre 2011 17:16

Blog de dommage :DOMMAGE !, Va bosser fainéant

 

J'entends souvent des belles personnes parfumées en costume nous dire qu'il faut "remettre la France au travail". Ils ajoutent en général que nous sommes des nantis qui s'ignorent, qu'on travaille moins que les autres, qu'on râle tout le temps, et qu'on vole l'Etat en fraudant la sécu, et l'assedic en profitant des arrêts maladie, du chômage et qu'il serait temps d'arrêter les 35 heures.

J'ai moi même dans mon entourage quelques beaux specimens de ramiers à qui il serait temps de mettre un coup du pied quelque part histoire que ça bosse ! Nom de Zeus !  Heureusement d'ailleurs que de nos jours, quelques enseignes à l'esprit humanitaire ont pris des initiatives salutaires pour remédier à cette paresse insupportable. Dans ce domaine, la grande distribution mérite tout notre respect. Ces gens là ont compris avant tout le monde qu'il était temps de travailler plus (l'employé) pour gagner plus (le patron). Ils ont tout d'abord le souci de la formation. En effet, il n'est pas rare que leur générosité les pousse à accueillir les stagiaires plus longtemps que prévu ! Et ce gratuitement !! Quel bénéfice en effet pour un étudiant que de pouvoir passer deux jours sur un stage prévu pour durer 6 heures à apprendre, à ... à prendre une boite de conserve et la déposer en rayon, en haut, en bas, au milieu, devant, derrière, puis une autre, une autre, et encore une autre, jusqu'au plafond. C'est un réel amoncellement de compétences, un enchevêtrement de serpillères et de seaux, de balais, et de brosses. L'étudiant se frotte et se re-frotte au sol, au plafond et au mur ... de l'apprentissage, et rentre chez lui plein des ampoules de la connaissance. Et de la reconnaissance espérons le au moins !

Mais ces mêmes enseignes ont aussi le souci de l'emploi. Elles savent proposer du travail aux gens !  Même si ces ingrats ont le culot de s'en plaindre. Récemment, devant l'offre incroyable qui lui était faite, un ami chômeur ne s'est pas fait prier, il a pris le job !! Incroyable, dans ce poste prévu pour 37 heures, Dealer Price l'autorisait à venir 48 heures, six jours par semaine et l'indiquait même sur son planning, sur un post-it. Et pour le même prix (1100 Euros par mois) la brave enseigne ne l'obligeait pas à pointer .... bon il n'y avait pas de pointeuse en fait  !! Et il avait le choix !... de ne pas prendre le job et d'en faire profiter un autre chômeur. Pour être sûr il est allé vérifier chez Entermarché. Croyez-le ou non ces gens là étaient encore plus généreux. Pour 37 Heures prévues ils lui proposaient 70 heures de travail ! Et tenez-vous bien, il avait le droit de venir tous les jours !! Arrivé à 4h, pause d'une demi-heure et départ à 20h (le reste du temps il faisait ce qu'il voulait). Et là pareil !! Il avait le choix ... de ne pas prendre le poste. C'est ce qu'ils lui ont dit ! "Vous n'êtes pas obligés, si vous refusez, nous en ferons profiter quelqu'un d'autre".

Mais oui ! Quelle générosité. Entermarché est prêt à offrir ses emplois à qui les veut. Quand je pense que certains mauvais esprits vont appeler ça du servage moderne ! Ils n'ont rien compris. Ou alors ce serait Dealer Price et Entermarché qui profiteraient de la crise ? ... d'une main d'oeuvre inépuisable, prête à tout pour sauver ses fesses et lutter contre la misère ?? Ils en profiteraient pour les exploiter sept jours par semaine et les payer une misère ? Non, ce serait horrible !! Et pour tout dire, je n'y crois pas une seconde.

J'en veux pour preuve que les entreprises sont si bien intentionnées qu'elles pensent aussi au développement des performances de leurs collaborateurs. Tiens, prenez Micheline, 58 ans. Elle fait le ménage dans une cité. 5 jours, 20 entrées, 20 containers. Et bien son généreux employeur a eu récemment la bonne idée de lui offrir une formation a de nouvelles techniques, et un chariot tout neuf !! Résultat, elle va désormais pouvoir nettoyer 40 entrées et sortir 40 containers par semaine !  Elle va doubler ses performances !! Si c'est pas une preuve ça ...

Dom

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La première fois  (C'est plus possible !!) posté le mardi 01 novembre 2011 12:21

Blog de dommage :DOMMAGE !, La première fois

La première fois que j'ai écouté de la musique, elle sortait d'un sillon, faisait Zim quand elle roulait, me disait d'aller siffler sur une colline, de ne pas m'inquiéter, Zorro est arrivé, ou encore que le travail c'est la santé.

La première fois que j'ai téléphoné à ma grand mère, elle avait le numéro 1. Le téléphone était gris et n'avait pas de cadran. Une dame était au bout de la ligne, elle atendait que je lui donne le numéro. C'était le 1, je l'ai déjà dit. Moi, j'avais le 39.

La première fois que j'ai regardé la télé, il fallait se tenir loin de l'écran. Il neigeait souvent, et entre deux averses de flocons, un petit train passait en noir et gris chargé d'un rébus, pour nous faire patienter. Bonne nuit les petits !

La première fois que j'ai pris l'avion, c'était un événement extraordinaire, un bel avion blanc avec une rayure bleue ciel dans lequel on rentrait par l'arrière.

La première fois que je suis "montée" à Paris, c'était loin, c'était long, c'était grand, c'était un autre monde.

La première fois que j'ai pianoté sur un ordinateur, il était relié à la TV. Après avoir recopié un texte long comme le bras, rempli de caractères bizarres et inquiétants, l'écran s'est mis à clignoter "bonjour Mémé".

La première fois que j'ai passé un fax, c'était un telex... Une fois le texte tapé, on imprimait une bandelette perforée et l'on passait ce ruban à trous dans un lecteur qui envoyait le message. Pure magie !

La première fois que j'ai conduit, les vitesses étaient au tableau de bord, le pied au plancher, et les cheveux au vent. A fond dans les virages, une 2CV ne sort jamais de la route, ou presque.

La première fois que j'ai cherché du boulot, j'ai fini par en trouver.

Une première fois par ci, une première fois par là. Des tas et des tas de premières fois, gravées dans ma mémoire, dès l'instant où l'on y repense pour la première fois.

Mais à chaque fois, le sentiment que le monde avance, qu'il progresse, qu'on a la vie devant soi pour le découvrir, et qu'on grandit tous ensemble. Du progrès, du progrès et encore du progrès.
Des avions supersoniques, de la musique numérique, des trains à grande vitesse des voitures électroniques, des numéros à dix chiffrres, des téléphones mobiles pour parler depuis l'avion, des abonnements aériens, avec pass illimité, pour aller où ? rencontrer qui ? et faire avancer quoi ? Le monde y croyait, et nous avec, il devait bien y avoir un sens, une raison... 

Et puis boum, la crise. La putain de crise ... Le progès ne progresse plus, l'argent n'est plus l'argent et l'avenir plus l'avenir...

Tout ça pour ça ? Mais pourquoi faire ? J'avoue que je me le demande. Et ça, c'est pas la première fois
!

Dom

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l'Economie pour les moules  (C'est plus possible !!) posté le vendredi 02 septembre 2011 11:41

Blog de dommage :DOMMAGE !, l'Economie pour les moules


Attention, ceci est un cas d'école et quiconque se reconnaitrait aurait probablement raison.

Prenons un village d'environ 5000 habitants. Par exemple, et au hasard Calvisson dans le Gard, qui serait un village tentant (désespérément) de maintenir une vie commerçante, une activité en son sein, avec des habitants qui veulent des commerces de proximité ... en tous cas pour une bonne partie d'entre eux. En gros, et pour utiliser un terme que l'on entend peu en ce moment, un "marché".

Voilà qu'un poissonnier décide d'y ouvrir un commerce ! (quel scandale...) Bonne idée, quel ville de 5000 habitants n'a pas sa poissonnerie de nos jours ? Je vous le demande. Alors quelle ville ? Donc ce poissonnier fait sa petite étude, s'aperçoit que les clients seront là, et va voir ..... va voir qui ? LA BANQUE (bravo, il y en a au moins 3 qui suivent). Là encore, par discrétion de notre part, et afin que celle-ci ne se reconnaisse pas, nous tairons le fait qu'il s'agit du Crédit Agricole de Calvisson. Ah ben mince, trop tard, j'ai dit le nom. Désolée.

Bref la banque lui accorde son crédit et c'est le début de l'aventure ! Youpi !! Poisson pour tout le monde ! Une dynamique se crée dans la Grand-rue ! Une boucherie, une librairie, une boulangerie et une poissonnerie ouvrent le Dimanche, sortent dans la rue, mettent des tables, attirent le client, et le passant. Huitres et vin blanc, pain et romans noirs, Calvisson vit, les touristes sourient et reviendront l'an prochain promis. Le chiffre d'affaires suit le baromètre dans son ascension vers les hautes pressions estivales, dépassant même les prévisions. Mais de quoi se plaint-on ? De quoi ont besoin les PME pour continuer leur vie qui s'annonce florissante ? De temps ... et de ... j'ose à peine dire le mot... de tré-so-re-rie (voilà je l'ai dit).

Bref, n'importe quoi !! Et il était temps qu'une bonne âme mette un terme à cette "cour des miracles". Heureusement, la pauvre Banque qui, je le rappelle n'est autre que le Crédit Agricole (oh zut désolée j'ai redit Crédit Agricole) elle aussi a besoin de trésorerie et ne peut pas se permettre de prendre le risque de patienter pour récupérer quelques centaines d'euros. Je rappelle en effet que la situation du Crédit Agricole (et de nos banques Françaises en général) est plus que préoccupante, précaire puisque les bénéfices annoncés au premier semestre 2011 n'excéderont pas pour eux les 2,5 milliards d'euros. Les pauvres ! Donc voilà, ils ne peuvent plus suivre et sont obligés de lâcher la gourmande PME. Soyons réalistes, le poissonnier n'était ni plus ni moins que sur le point de mettre en péril la survie du Crédit Agricole, et peut être même de la totalité du CAC 40. Il fallait que quelqu'un l'arrête.

Bravo au Crédit Agricole d'avoir eu ce courage. Ils ont réussi à combattre ce dangereux individu qui prétendait fournir du poisson aux Calvissonnais (quel culot entre nous). L'agonie fut lente et pénible car le bougre résistait. Heureusement la banque ne s'en laissait pas compter, maintenant la tête sous l'eau du dangereux criminel afin qu'il soit enfin contraint de cesser sa coupable activité. En effet, au chiffre d'affaire prometteur le banquier répliquait du tac au tac par des frais du même montant.

A l'heure des comptes il manque au poissonnier l'équivalent des frais prélevés par la banque pour poursuivre l'aventure. Je vous passe les détails pour arriver au dénouement. Résultat final, victoire de la banque, qui élimine la poisonnerie après prolongations.

Du coup ne vous inquiétez pas pour vos assurances vies, vos livrets A et autres comptes courants, le Crédit Agricole, qui est passé tout près de la catastrophe, est finalement sauvé, et pourra certainement conserver son triple A (qui a dit triples Andouilles ?).

Bon sang qu'est-ce qu'on a eu chaud cet été....

Dom.

 

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